Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

Le plus laid mot du monde

Des croquettes partout
Qui ne finissent pas
De mâcher des croquettes partout
Des rails qu’on voit qu’on attribue
Et quand en cadeau
On les allonge sur la peau
Les choses n’arrivent plus comme avant
Vrombissement et on se met à ramper

Les mains saignent à terre
Ronds de bol sur les joues
Soupir discréditation
Il a fallu que l’humain perde son nom
Discréditation sans suivre les bombes les balles
Il a fallu qu’il perde son titre et

qu’il dodeline ses hanches qu’il dise

ah bitch ah hooker ah pétasse


Des croquettes sur la terrasse
En hiver dans le cabanon
Des crocs enragés par des

marques de fer


On s’est marché dessus sans le savoir
La route est la plainte silencieuse

de notre envie de croquer

de mâcher
La même salade
Partout

Pensée de la semaine

Boire de tes lettres

Les mâcher, s’en satisfaire

Se désillusionner

.

Des craintes, du volcan qui bave

Des craintes, de la merde

Du malheur, des craintes

Des réponses et plus rien

.

Désert mouillé

Faim de fourmi

Pas de trop

Peu de rien

Il y a ces choses dans la vie qu’on ne comprend pas et qu’on ne comprendra jamais.

“La vie n’est pas tout ce que tu crois. La vie change.”

Poème retrouvé dans un cahier…

Datant peut-être de 2008 ou 2009…

—-

Quand j’étais petite

J’ai vécu une peur

Un drôle de changement d’orbite

Une scène mise en [horreur]

_

Je ne sais plus ce qu’est la vérité

Je suis obligée

_

Ton nom

Tes initiales

Complètement oubliés

_

Fais-toi confiance

Entre en transe

Accepte ta pauvre romance

_

Pense peau qui s’enivre

Vie qui se livre

Peines qui givrent

Sans accepter les lois que je fais dériver

dès mon arrivée

_

Pense à [moi]

—-

[mot changé aujourd’hui]

Madame a eu Chose éternellement vide

Elle est cette fille qui a tout et qui a rien,

Qui veut tout et qui veut rien

Elle veut tout ou rien

Quand elle a tout,

Elle veut rien.

Quand elle a rien,

Elle veut tout.

Elle est humaine.

Bref,

Il y a cette fille qui a rien,

Un soir dans ses mains.

Elle lui dit, à sa chose,

Qu’elle la veut

En entier,

Au complet.

La chose hoche sa tête.

La chose ne prononce pas un mot, hoche la tête, écoute.

Le machin ne sait visiblement pas quoi faire, pas quoi dire.

Le truc reste immobile et silencieux. Silence.

Dès que la fille se déplace,

Pour laisser sa chose tranquille,

Elle sent un malaise profond l’envahir.

Elle se rend compte que son bidule est

Un éternel vide.

La fille voulait un vide éternel en entier.

L’humaine dans toute son humanité laisse la chose au sol.

La fille dans toute son humanité se sent seule.

L’humaine dans toute sa solitude se sent vide.

La fille a laissé un vide qui lui faisait plein

Pour retrouver un vide qui lui faisait rien.

L’entreporte

Des fois, j’essaie d’ouvrir la porte sans la regarder.

Elle est entrouverte, mais pas assez, vous comprenez.

En ne fixant que le miroir en face, je pousse et je pousse.

C’est lourd, c’est dur. Moi, je ne comprends pas. Elle est entrouverte.

La porte n’est pas assez entrouverte pour que je puisse l’agripper.

Et tout ce que je fais : pousser sur le cadre de morte…porte.

De toute façon, vous ne comprenez pas l’entreporte.

Je vous envie

Je passe beaucoup trop de temps à rêver et trop peu de secondes à vivre. Il faudrait un jour que je réalise.

Je suis là (25 Novembre 2008)

Je suis abandonnée parmi mers et montagnes.

Tombées sont mes ailes,

Si bien que je ne peux respirer.

 

Et si je pourrais seulement être là

Être vivante une deuxième fois

Je reprendrais mon souffle en continuant de m’agripper

Je finirais ma course sans souffler, sans crier

Je terminerais avec honneur

Avec mon cœur

 

Et voilà.

Un ange, je frôle.

Il n’y a aucun frisson, aucune étincelle.

Juste le regret.

Mes deux mains puissantes ont lâchés.

Encore.

 

Au dernier instant,

Je saute.

Figée, je vois le soleil,

Dans ce paradis pluvieux.

Glacé est mon pouls.

Je meurs une deuxième fois

en reprenant ma vie où je l’avais laissée.

Je suis là parmi mers et montagnes.

Devis

Et il a dit
Il faut briser l’image
Je l’ai écrit

Les lignes courbes étroites s’effacent
Se calculent comme deux droites qui s’enlacent

Il faut casser la norme
pouvoir briser l’image
Balayer l’idée inommée
Inommable

L’envie s’éveille comme si elle
Elle n’avait jamais dormi
Ne s’éteint. Point.

Désir vague voguant
volé et virevolté
J’envie le désir
Qu’elle a
En vie
De vie
Pour vivre