(Source : dreamingofmermaids, via cavoulaitdireonestheureux)
(Source : dreamingofmermaids, via cavoulaitdireonestheureux)
Dès que je me sens déçue
Tes défauts ne sont que broutilles
Dès que je te sens je suis perdue
Il m’arrive d’égarer la raison
.
J’ai mis la raison avant le cœur
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas
J’aurais raison de toi, au combat
.
J’ai mis le cœur avant la raison
L’attente m’a paru longue et l’ivresse folle
J’aurais raison de toi, cœur à cœur, corps à corps
J’aurais raison de toi
.
Et si raison n’est pas, j’aurais besoin de toi
Ta vue, ton regard, tes mots, tes rires
J’ai eu raison de moi quand tes défauts ont été ressentis,
Rapidement envolés j’ai perdu la raison sans constater
Que je les aimais et que je me raisonnais à les détester
.
Là où la raison a vaincu, l’amour a perdu
L’attente a fait de moi une femme méchante
J’ai pris un verre et dure je suis devenue
Il n’y a plus rien qui me paraît doux autour
Ni des compliments, ni l’amour chaque jour
.
La nuit m’avale complètement, sans attendre
Elle m’enlace dans ses bras et reste tendre
Je suis devenue un monstre de sang et de chair
le soir je bois comme une bête pour me taire
.
L’attente a fait de moi une femme amère
Je ne voyais que ce qu’il ne devait pas me plaire
Elle est plus douce l’obscurité après la lumière
Dans ce gouffre l’obscurité a rongé mon être
.
Partout, une attente, dans mes veines, dans les tiennes
La mort de l’attente, l’impatience et la peine
Partout dans ton âme, un cri de douleur
Je t’attends encore dans la peur,
Je verrais à la bonne heure
Si c’est le bonheur
Des années lumières
Et la douleur
Que j’espérais
Encore sur mon flanc
Reste plantée dans mon cœur
.
Avec toi, le temps passe comme
Des années lumières
Et sans ses mots et tes mains et tes lèvres et tout
Les secondes sont comme des cris
Qui me transpercent
Qui nous guettent
Qui me blessent
Des années-lumière
Se sont installées
Entre nos coeurs
Qui saignent en choeur
Entre nos coeurs
Qui saignent à flot
.
Il me semble qu’hier
Le vent dans nos cheveux
N’était ni doux-amer
Ni vieux
Ni sévère
Ni douloureux
.
Et je sais que tu as mal
Et je sais que tu m’en veux
Et le silence s’installe
Trop fier
De nous détruire
Comme à un jeu
.
Les pointes de tes rires
Apaisent les spasmes
De mon corps
Qui se raidit
Quand il m’arrive
De perdre le nord
.
Et les rayons que tu aspires
De ma bouche qui s’assèche
Sont comme un tableau muri
de maître
Un second souffle
Qui en vaut la peine
.
Fanny Bloom
(Source : lapatererose.com)
« J’aurais aimé t’aimer comme on aime le soleil, te dire que le monde est beau, que c’est beau d’aimer. J’aurais aimé t’écrire le plus beau des poèmes, et construire un empire juste pour ton sourire. Devenir le soleil pour sécher tes sanglots, et faire battre le ciel pour un futur plus beau. Mais c’est plus fort que moi, tu vois je n’y peux rien, ce monde n’est pas pour moi. Ce monde n’est pas le mien. »
Datant peut-être de 2008 ou 2009…
—-
Quand j’étais petite
J’ai vécu une peur
Un drôle de changement d’orbite
Une scène mise en [horreur]
_
Je ne sais plus ce qu’est la vérité
Je suis obligée
_
Ton nom
Tes initiales
Complètement oubliés
_
Fais-toi confiance
Entre en transe
Accepte ta pauvre romance
_
Pense peau qui s’enivre
Vie qui se livre
Peines qui givrent
Sans accepter les lois que je fais dériver
dès mon arrivée
_
Pense à [moi]
—-
[mot changé aujourd’hui]
Je ne suis pas le ciel. Je ne suis pas la mer, mais une chose est sûre.
Si, toi, tu l’es, viens me voir. On verra ce qu’on peut te faire surgir des entrailles. On verra si ça en vaut la peine, si tes ailes sont des aigles et si tes flots sont tes pleurs. Pour l’instant, personne ne sait ce que le vent amènera : une brise énorme hurlante ou un frêle typhon chuchotant. Moi-même ne sait rien. À tout moment, si tu viens, emporte-moi avec toi. Laisse-moi voir ton lapis-lazuli, ton azur, ton céruléen, ton cobalt. Ta chair outremer. Embrasse-moi de tes bras, avale-moi toute entière. Dans les airs. Dans les mers. Vole-moi. Noie-moi. Fais-moi croire les pires marées. Les pires bourrasques et avance-toi à moi.
Ne me laisse plus attendre. Je ne suis pas le ciel, ni la mer, mais tu l’es.
Elle est cette fille qui a tout et qui a rien,
Qui veut tout et qui veut rien
Elle veut tout ou rien
Quand elle a tout,
Elle veut rien.
Quand elle a rien,
Elle veut tout.
Elle est humaine.
Bref,
Il y a cette fille qui a rien,
Un soir dans ses mains.
Elle lui dit, à sa chose,
Qu’elle la veut
En entier,
Au complet.
La chose hoche sa tête.
La chose ne prononce pas un mot, hoche la tête, écoute.
Le machin ne sait visiblement pas quoi faire, pas quoi dire.
Le truc reste immobile et silencieux. Silence.
Dès que la fille se déplace,
Pour laisser sa chose tranquille,
Elle sent un malaise profond l’envahir.
Elle se rend compte que son bidule est
Un éternel vide.
La fille voulait un vide éternel en entier.
L’humaine dans toute son humanité laisse la chose au sol.
La fille dans toute son humanité se sent seule.
L’humaine dans toute sa solitude se sent vide.
La fille a laissé un vide qui lui faisait plein
Pour retrouver un vide qui lui faisait rien.