Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

Vacherie

Je riais quand tout à coup je reçue une tranche sur ma face, qui dégoulinait jusque dedans mes yeux et dans les plis de mon front.Lobotomisée, j’ai pris ton nom je l’ai rentré dans ce qu’il y avait de vide et je l’ai écrasé. Depuis, nous sommes on, deux, trois, milles. Les lettres ne changent pas dans les noms, elles sont semblables et tant qu’à y être elles y resteront: il n’y a plus rien à faire pour les enlever. Il faut «s’énergiser», rendre son corps plus beau et que le soleil chasse les nuances. Je souriais et une tranche me caressa les lèvres et le marteau et la scie à chaîne n’étaient plus les mêmes. Tous les objets sont une part de vérité et, quand disparus, ils ne rongeront plus que le passé, les herbes folles et nos carnets en deux seront comme trois, milles miettes.

Le plus laid mot du monde

Des croquettes partout
Qui ne finissent pas
De mâcher des croquettes partout
Des rails qu’on voit qu’on attribue
Et quand en cadeau
On les allonge sur la peau
Les choses n’arrivent plus comme avant
Vrombissement et on se met à ramper

Les mains saignent à terre
Ronds de bol sur les joues
Soupir discréditation
Il a fallu que l’humain perde son nom
Discréditation sans suivre les bombes les balles
Il a fallu qu’il perde son titre et

qu’il dodeline ses hanches qu’il dise

ah bitch ah hooker ah pétasse


Des croquettes sur la terrasse
En hiver dans le cabanon
Des crocs enragés par des

marques de fer


On s’est marché dessus sans le savoir
La route est la plainte silencieuse

de notre envie de croquer

de mâcher
La même salade
Partout

L’infiniment brûlant


I

 

Il voulait

Il ne voyait rien

que des ciels

Avec ses œillères

et des lèvres bâillonnées

 

Des œillères

il se mettait à trouer

comme si les ciels vivaient

 

Nos mains, les fils de cerfs-volants

cerfs courants

des automobiles

Avec le sang giclant

Partout sur nos cils

on fermait les yeux

 

Dans nos voix

la soif

Des mirages

ensemble, encore de l’eau

 

Des cerfs dans le désert

Des cerfs noyés dans les murs

le mur de ciel

Vol de tissus échancré parure déployée

Vol qui se noyait

 

Ils les ont avalé

Les fils

Leurs sourire

Décousus

 

II - Le Reflet

 

Ces centaines de cieux puceaux chavirés frôlent

La ridule de ta paume et hurlulent

Étrangle-moi étrangle-moi

Et hurlulent


Car loin

C’est dans nos ombres qu’ils s’enlèveront

Ils s’élèveront                                                   éventrés

 

 

III

 

Fondus par le batteur électrique

Des plaisirs

Assis dans la vase

Goût amer de jeu d’enfant

oublier

 

Avec son sceau

Il liait les étoiles

ET LA MER

qui crachait  qui montait qui hurlait

ET LA MER

Il courait contre les rides du sable

 

IIII

 

Deux pieds sur les monts,

Elle prie pour des décompositions

des papiers envolés des objets des répétitions

prie pour prier

Avec son sceau

 

Mais les étoiles

remplacées par les méduses

confondues

par le batteur électrique

 

Ils avalèrent sans se soucier

Des malentendus des éclats des chocs des eaux

Des répétitions

 

Sans se douter

Elle priait pour les mains intactes

Il mélangeait les prières et

les méduses

qui dans leurs trachées

pleuraient

la mer

 

Indigestion

Rue du silence

Des lignes jaunes fraiches

Qui éclaboussent

Et blanches qui s’entrelacent

Des traces de feuilles décomposées

s’emmêlent entichées

Parfois posées sur les flaques

 

Des ronds de bouche

sueur morbide

                                             

Plus loin, nos ombres se prélassent

bleus et Jaune humiliés,

nos ombres qui chassent les rayons


Une vieille mâchoire s’agrippant

reste de repas-trottoir

Notre sang

Bleu
Ombragé
Des yeux substantiels
Des bleus partagés
Ombilicaux

Ces cordes de pendus
Nous assèchent les voix
Les voiles éperdues
Et la rancune de nos cris

Elles marchaient, les poules
À ne plus savoir

 

toi

christ violent

Dépeins les murs et tache les bleus

tache ce que tu veux

Recouvre tellement de tes hurlements

Des photos de jeunes filles qui chantaient

Recouvre tellement de tes hurlements

Tire le cordon

Effiloche par écho

ton pantin


—-

1er prix concours de poésie de mon Cégep - Yeah, mais je l’aime pas.

S’il y a des soirs
Où tu veilles
Il y a des nuits
Qui se recyclent
Qui tournent
Par des suites
Tu te réveilles
Et comme une flûte
Il y du thé qui fume partout
Le thé brûlé te fait tousser
Tu te réveilles en apnée
Il y des cris autour de tes mains
Des joies des frappes des coupures
Tu agonises
Dans ton embarras
Il y a des nuits où tu t’endors
Des jours envahis de pluie
De douces pluies qui traversent ta peau, ton corps entier
Comme de l’acide
Et tes fossettes accrochées aux statues qui te regardent
À la statue qui te ment
À la statue
Empreinte de cire sur tes yeux doux

Il y avait encore de l’eau

Il voulait

Il ne voyait rien

Que des ciels

Avec ses œillères

J’hochais mes lèvres bâillonnées

 .

Des œillères entre nous  inavouées

qu’il se mettait à trouer

Juste pour faire comme si des ciels vivaient

Entre nos mains, les fils de cerfs-volants

Des cerfs courants

Écrasés

Contre des automobiles

Avec le sang giclant

Partout sur nos cils

Parce qu’on fermait les yeux

 .

Dans nos voix

J’entendais la soif

Des puissances d’honnêteté

Des mirages

Et on se disait, ensemble, qu’il y avait encore de l’eau

 .

Des cerfs dans le désert

Des cerfs noyés dans les murs

Dans le ciel, le mur de ciel

Vol de tissus échancré parure déployée

Vol qui se noyait

 .

Il les a avalé

Les fils

Entre son sourire

Décousu

Accalmie

Aucune idée de sa signification
Accalmie
Aucune idée de son nom
Accalmie
.
Le cinéma douteux se sauvait entre nous
Par les champs de roses
Des copies de copies de copies
Des sommeils embrumés
.
Saucisson d’esprit, silencieux endormi
Vague autosuffisante et comme un
Long drap
Vague accalmie
.
Notre chagrin d’accalmie
Notre jeu avec le garçon blond
Avec les cheveux longs
Notre tuque émeraude

.

Il y avait des jeux entre nous

Comme une corde à tuer

Boire des lettres qui résonnent dans les ovaires

J’ai cru vieillir encore

Mais une fois, je me suis sentie

Une fois je me suis battue

Une fois j’ai menti

.

J’ai cru perdre encore

Le repos est là, plaisant, vague bateau coulant

Abysse rêvé

J’ai cru me sentir

J’ai menti

Pas assez de bleu dans mes plis de peau

Acérer ses ciseaux

Et découper

L’espace manquant

 .

Découper le jambon, le dévorer, se remplir de misère

Des joues entre les étaux et ne rien.

Ne rien.

être amoureuse de secrets

Le néant chatouillant les entrailles

Des pinceaux d’acier

Qui voguent tellement que je suis

stérile

 .

être passable, passagère, vrombir,

Tirer des bouts de foins jusqu’à ce que

Jusqu’à ce qu’ils s’amassent

Par dessus tout ce qui pourrait

Avoir compris que les fleurs

de Rimbaud

Sont un vitrail

 .

Tout passe agressivement

Sauf ce ballottement, ce remuement, ce rond de sueur

Je vais tous vous crier

Des étoiles vous ont filé

Et dans l’eau

Plus de ciel

Plus de Haha

Plus de fausse identité trop trop trop bien soignée

 .

Avec des mots qui vous atroce

Avec des inventions grinçantes, puériles

Des chapardises de bottes qui nous cognent

Je vais vous dire

Un par un

Main loin de vous, pas touché

Comment je vous ai inventé

.

AVEC DES CRIS

DES INVENTIONS DE CRIS

DES CHEVEUX TELLEMENT LONGS QUE J’EN CRÈVE DE PLAISIR

DE DOUCEUR, COMME AVEC VOS CILS SUR MOI

VOS BAISERS D’ARGILES

JE TE LES AI FAIT MOI TES AMOURS

Réalisme

Petite fille
Qui broie du rouge
Torrent de sang coulant sur une joue
.
Qui ne voit, ne lit, ne sent, n’entend pas son idée
Mais qui la conçoit
.
Petite fille
Mangeant de la vitre, des balles, du feu, des boucliers
Qui vole des paradis
Qui prend des claques
Qui soupire des spasmes
Des spasmes
Des spasmes dégout
.
En poussant râles après râles
Sans pouvoir serrer le sexe
De la machine qui l’emprisonne
Qui la suit
Qui la vole
son artifice
Réacteur
.
Petite fille
Sur un fil d’océan
Loin des idéaux
Et de la logique
Qui se voulait
Libératrice

(Sans titre)

Je ne connais pas le monde

Ni le ciel et les ailes de l’ange

Et les ailes de l’ange

Je ne connais pas le noir, le blanc,

 .

Les couleurs mystérieuses

Me broient

Et je ris, je jouis,

Tu patines dans un amas de lettres

 .

Un amas de lettres laissé sur le chemin

Journée encombrée par la faim

Le sommeil rompu, les os friables,

les cheveux battus par une tornade

Des mots comme envolés

 .

Trop légers et encombrants

Le vol a pris fin un soir printanier

Les mots atterrissaient sur paupières

Lourdes de fatigue, de désir, de désespoir

Par curiosité, se sont ouvertes

Prunelles transpercées  par l’abus d’alcool

De mots et d’appréciations trop enivrantes, trop sexuelles, trop désolantes.

 .

Il fait bas, ici.

Il fait bon de voir l’amas jonché

Écrasé par la soif de perfusion

De possession

De tout et de trop

De tout et de trop.

S’écraser sous la lourdeur de mes attentes.

Trop bonnes, trop gentilles, trop peureuses.

 .

En ce monde prostré au sol,

J’ai pris le risque d’accepter les lettres

D’ouvrir les prunelles,

De manger la confiance.

Et j’ai cru, et j’ai cru.

J’ai cru.

________________________

Salut cher/chère lecteur/trice, si tu lis ceci c’est que tu as lu ou tu vas lire ce poème. Dis-moi ce que tu en penses. Dis-moi ce que tu aimes, ce que tu n’aimes pas, dis-moi tes mots.

Réflexion lourde

Dès que je me sens déçue

Tes défauts ne sont que broutilles

Dès que je te sens je suis perdue

Il m’arrive d’égarer la raison

 .

J’ai mis la raison avant le cœur

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas

J’aurais raison de toi, au combat

 .

J’ai mis le cœur avant la raison

L’attente m’a paru longue et l’ivresse folle

J’aurais raison de toi, cœur à cœur, corps à corps

J’aurais raison de toi

 .

Et si raison n’est pas, j’aurais besoin de toi

Ta vue, ton regard, tes mots, tes rires

J’ai eu raison de moi quand tes défauts ont été ressentis,

Rapidement envolés j’ai perdu la raison sans constater

Que je les aimais et que je me raisonnais à les détester

 .

Là où la raison a vaincu, l’amour a perdu

Au fond du placard

L’attente a fait de moi une femme méchante

J’ai pris un verre et dure je suis devenue

Il n’y a plus rien qui me paraît doux autour

Ni des compliments, ni l’amour chaque jour

 .

La nuit m’avale complètement, sans attendre

Elle m’enlace dans ses bras et reste tendre

Je suis devenue un monstre de sang et de chair

 le soir je bois comme une bête pour me taire

 .

L’attente a fait de moi une femme amère

Je ne voyais que ce qu’il ne devait pas me plaire

Elle est plus douce l’obscurité après la lumière

Dans ce gouffre l’obscurité a rongé mon être

 .

Partout, une attente, dans mes veines, dans les tiennes

La mort de l’attente, l’impatience et la peine

Partout dans ton âme, un cri de douleur

Je t’attends encore dans la peur,

Je verrais à la bonne heure

Si c’est le bonheur

Le poids coule (première ébauche)

J’suis abasourdie

Par la lourde pluie

qui se précipite

sur mon avenir

 .

Yeux entrouverts

Le geai vole bas

Cils mouillés

Le bleu n’est pas

Tête levée vers le passé

 .

Un chant métallique

Sur mes lèvres qui rient

Le jaune est beau

Il monte trop haut

On ne voit pas

 .

Le sol

Lève-toi

Le soleil

Qu’on ne voit pas