Il y a ces choses dans la vie qu’on ne comprend pas et qu’on ne comprendra jamais.
Un peu de rien.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.
Mr Mojo Risin.
Good luck.
(Source : evidencial, via m-as-tu-vu)
(Source : picasso-marley)
(Source : picasso-marley)
Des Rivages
Ce soir, la nuit, je suis la baleine échouée sur le bord de mer. Je n’ai pas atteint le fond et je ne peux pas voler jusqu’au ciel. Je suis celle qui ne peut plus bouger. Et, je meurs. Tranquillement, je meurs. Sans comprendre, je meurs.
J’ai envie de beugler que je me noie, mais ce serait trop beau. Une baleine qui se noie.
Je suis le coeur des gens perdus, et c’est beaucoup dire. Le sable, seul. Le sable sur la plage tellement esseulé dans son union de sable.
La mer belle, la société. Le vent qui pousse la mer, le sable qui la retient. Et si j’avalais un peu de mer et un peu de sable moi aussi ? Pour être ailleurs qu’en train de sécher et pour m’évader enfin, cette fois, pour de vrai. Pour me perdre ailleurs qu’ici : je n’ai jamais appris à respirer.
La baleine qui voulait mourir noyée parce que la vie n’était pas assez pour vivre.
Poème retrouvé dans un cahier…
Datant peut-être de 2008 ou 2009…
—-
Quand j’étais petite
J’ai vécu une peur
Un drôle de changement d’orbite
Une scène mise en [horreur]
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Je ne sais plus ce qu’est la vérité
Je suis obligée
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Ton nom
Tes initiales
Complètement oubliés
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Fais-toi confiance
Entre en transe
Accepte ta pauvre romance
_
Pense peau qui s’enivre
Vie qui se livre
Peines qui givrent
Sans accepter les lois que je fais dériver
dès mon arrivée
_
Pense à [moi]
—-
[mot changé aujourd’hui]
Je t’adore et je te hais.
Viens me voir pour faire la paix. Chérie a.k.a Bitch. À Montréal. Le soir.
Que je te casse les vertèbres et que tu me comprennes en même temps,
Qu’est-ce qui s’est passé,
À quel moment.
Bientôt
On te verra dans le musée. Dans la pièce blanche.
Sanglante,
bourrée, mais heureuse.
Chut ou ta gueule.
Les Grands Gros Mots
Des scarifications à l’encre
Le pieu enfoncé
Stylo mouillé
Pour une fois je trouve les lettres
Dans un sac de soleil
Pour une fois je fais des mots
Un sachet de soleil
Que je broie
Et que j’enligne
Que j’enfourne
Dans une trompette d’or
J’inspire sa chaleur
J’aspire le soleil
Pour souffler
Un son brillant
Le tracas brille
Le bruit sile
Le rayon s’évapore
S’évanouit
La bouffée disparaît
Je m’enterre
Dégouline
Je m’engouline
—-
J’ai gagnée le 2ème prix du concours Pour l’instant de poésie de mon CÉGEP avec ce poème. J’suis ben contente. Yeah !
L.B - 2011
Voguons fleuve voguons ardent
Je ne suis pas le ciel. Je ne suis pas la mer, mais une chose est sûre.
Si, toi, tu l’es, viens me voir. On verra ce qu’on peut te faire surgir des entrailles. On verra si ça en vaut la peine, si tes ailes sont des aigles et si tes flots sont tes pleurs. Pour l’instant, personne ne sait ce que le vent amènera : une brise énorme hurlante ou un frêle typhon chuchotant. Moi-même ne sait rien. À tout moment, si tu viens, emporte-moi avec toi. Laisse-moi voir ton lapis-lazuli, ton azur, ton céruléen, ton cobalt. Ta chair outremer. Embrasse-moi de tes bras, avale-moi toute entière. Dans les airs. Dans les mers. Vole-moi. Noie-moi. Fais-moi croire les pires marées. Les pires bourrasques et avance-toi à moi.
Ne me laisse plus attendre. Je ne suis pas le ciel, ni la mer, mais tu l’es.
Madame a eu Chose éternellement vide
Elle est cette fille qui a tout et qui a rien,
Qui veut tout et qui veut rien
Elle veut tout ou rien
Quand elle a tout,
Elle veut rien.
Quand elle a rien,
Elle veut tout.
Elle est humaine.
Bref,
Il y a cette fille qui a rien,
Un soir dans ses mains.
Elle lui dit, à sa chose,
Qu’elle la veut
En entier,
Au complet.
La chose hoche sa tête.
La chose ne prononce pas un mot, hoche la tête, écoute.
Le machin ne sait visiblement pas quoi faire, pas quoi dire.
Le truc reste immobile et silencieux. Silence.
Dès que la fille se déplace,
Pour laisser sa chose tranquille,
Elle sent un malaise profond l’envahir.
Elle se rend compte que son bidule est
Un éternel vide.
La fille voulait un vide éternel en entier.
L’humaine dans toute son humanité laisse la chose au sol.
La fille dans toute son humanité se sent seule.
L’humaine dans toute sa solitude se sent vide.
La fille a laissé un vide qui lui faisait plein
Pour retrouver un vide qui lui faisait rien.
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