Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

“I’m like another cigarette
who play in your minds
i’m waisting your time, your life”

Il y a ces choses dans la vie qu’on ne comprend pas et qu’on ne comprendra jamais.

“La vie n’est pas tout ce que tu crois. La vie change.”

(Source : explorado, via m-as-tu-vu)

(Source : addictionsandpoetry)

Des Rivages

Ce soir, la nuit, je suis la baleine échouée sur le bord de mer. Je n’ai pas atteint le fond et je ne peux pas voler jusqu’au ciel. Je suis celle qui ne peut plus bouger. Et, je meurs. Tranquillement, je meurs. Sans comprendre, je meurs.

J’ai envie de beugler que je me noie, mais ce serait trop beau. Une baleine qui se noie.

Je suis le coeur des gens perdus, et c’est beaucoup dire. Le sable, seul. Le sable sur la plage tellement esseulé dans son union de sable.

La mer belle, la société. Le vent qui pousse la mer, le sable qui la retient. Et si j’avalais un peu de mer et un peu de sable moi aussi ? Pour être ailleurs qu’en train de sécher et pour m’évader enfin, cette fois, pour de vrai. Pour me perdre ailleurs qu’ici : je n’ai jamais appris à respirer.

La baleine qui voulait mourir noyée parce que la vie n’était pas assez pour vivre.

Poème retrouvé dans un cahier…

Datant peut-être de 2008 ou 2009…

—-

Quand j’étais petite

J’ai vécu une peur

Un drôle de changement d’orbite

Une scène mise en [horreur]

_

Je ne sais plus ce qu’est la vérité

Je suis obligée

_

Ton nom

Tes initiales

Complètement oubliés

_

Fais-toi confiance

Entre en transe

Accepte ta pauvre romance

_

Pense peau qui s’enivre

Vie qui se livre

Peines qui givrent

Sans accepter les lois que je fais dériver

dès mon arrivée

_

Pense à [moi]

—-

[mot changé aujourd’hui]

Je t’adore et je te hais.

Viens me voir pour faire la paix. Chérie a.k.a Bitch. À Montréal. Le soir.

Que je te casse les vertèbres et que tu me comprennes en même temps,

Qu’est-ce qui s’est passé,

À quel moment.

Bientôt

On te verra dans le musée. Dans la pièce blanche.

Sanglante,

bourrée, mais heureuse.

Chut ou ta gueule.

Les Grands Gros Mots

Des scarifications à l’encre

Le pieu enfoncé

Stylo mouillé

Pour une fois je trouve les lettres

Dans un sac de soleil

Pour une fois je fais des mots

Un sachet de soleil

Que je broie

Et que j’enligne

Que j’enfourne

Dans une trompette d’or

J’inspire sa chaleur

J’aspire le soleil

Pour souffler

Un son brillant

Le tracas brille

Le bruit sile

Le rayon s’évapore

S’évanouit

La bouffée disparaît

Je m’enterre

Dégouline

Je m’engouline

—-

J’ai gagnée le 2ème prix du concours Pour l’instant de poésie de mon CÉGEP avec ce poème. J’suis ben contente. Yeah !

L.B - 2011

Voguons fleuve voguons ardent

Je ne suis pas le ciel. Je ne suis pas la mer, mais une chose est sûre.

Si, toi, tu l’es, viens me voir. On verra ce qu’on peut te faire surgir des entrailles. On verra si ça en vaut la peine, si tes ailes sont des aigles et si tes flots sont tes pleurs. Pour l’instant, personne ne sait ce que le vent amènera : une brise énorme hurlante ou un frêle typhon chuchotant. Moi-même ne sait rien. À tout moment, si tu viens, emporte-moi avec toi. Laisse-moi voir ton lapis-lazuli, ton azur, ton céruléen, ton cobalt. Ta chair outremer. Embrasse-moi de tes bras, avale-moi toute entière. Dans les airs. Dans les mers. Vole-moi. Noie-moi. Fais-moi croire les pires marées. Les pires bourrasques et avance-toi à moi.

Ne me laisse plus attendre. Je ne suis pas le ciel, ni la mer, mais tu l’es.

Madame a eu Chose éternellement vide

Elle est cette fille qui a tout et qui a rien,

Qui veut tout et qui veut rien

Elle veut tout ou rien

Quand elle a tout,

Elle veut rien.

Quand elle a rien,

Elle veut tout.

Elle est humaine.

Bref,

Il y a cette fille qui a rien,

Un soir dans ses mains.

Elle lui dit, à sa chose,

Qu’elle la veut

En entier,

Au complet.

La chose hoche sa tête.

La chose ne prononce pas un mot, hoche la tête, écoute.

Le machin ne sait visiblement pas quoi faire, pas quoi dire.

Le truc reste immobile et silencieux. Silence.

Dès que la fille se déplace,

Pour laisser sa chose tranquille,

Elle sent un malaise profond l’envahir.

Elle se rend compte que son bidule est

Un éternel vide.

La fille voulait un vide éternel en entier.

L’humaine dans toute son humanité laisse la chose au sol.

La fille dans toute son humanité se sent seule.

L’humaine dans toute sa solitude se sent vide.

La fille a laissé un vide qui lui faisait plein

Pour retrouver un vide qui lui faisait rien.

carlotayaiza:

Life.

carlotayaiza:

Life.