Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

(Sans titre)

Je ne connais pas le monde

Ni le ciel et les ailes de l’ange

Et les ailes de l’ange

Je ne connais pas le noir, le blanc,

 .

Les couleurs mystérieuses

Me broient

Et je ris, je jouis,

Tu patines dans un amas de lettres

 .

Un amas de lettres laissé sur le chemin

Journée encombrée par la faim

Le sommeil rompu, les os friables,

les cheveux battus par une tornade

Des mots comme envolés

 .

Trop légers et encombrants

Le vol a pris fin un soir printanier

Les mots atterrissaient sur paupières

Lourdes de fatigue, de désir, de désespoir

Par curiosité, se sont ouvertes

Prunelles transpercées  par l’abus d’alcool

De mots et d’appréciations trop enivrantes, trop sexuelles, trop désolantes.

 .

Il fait bas, ici.

Il fait bon de voir l’amas jonché

Écrasé par la soif de perfusion

De possession

De tout et de trop

De tout et de trop.

S’écraser sous la lourdeur de mes attentes.

Trop bonnes, trop gentilles, trop peureuses.

 .

En ce monde prostré au sol,

J’ai pris le risque d’accepter les lettres

D’ouvrir les prunelles,

De manger la confiance.

Et j’ai cru, et j’ai cru.

J’ai cru.

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Salut cher/chère lecteur/trice, si tu lis ceci c’est que tu as lu ou tu vas lire ce poème. Dis-moi ce que tu en penses. Dis-moi ce que tu aimes, ce que tu n’aimes pas, dis-moi tes mots.

“Je suis un feu qui se consume et je me brûle à mon propre jeu.”

Réflexion lourde

Dès que je me sens déçue

Tes défauts ne sont que broutilles

Dès que je te sens je suis perdue

Il m’arrive d’égarer la raison

 .

J’ai mis la raison avant le cœur

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas

J’aurais raison de toi, au combat

 .

J’ai mis le cœur avant la raison

L’attente m’a paru longue et l’ivresse folle

J’aurais raison de toi, cœur à cœur, corps à corps

J’aurais raison de toi

 .

Et si raison n’est pas, j’aurais besoin de toi

Ta vue, ton regard, tes mots, tes rires

J’ai eu raison de moi quand tes défauts ont été ressentis,

Rapidement envolés j’ai perdu la raison sans constater

Que je les aimais et que je me raisonnais à les détester

 .

Là où la raison a vaincu, l’amour a perdu

Les passages

Enfonce tes doigts à travers mon corps
Je suis à toi, je t’écoute pour toujours
Je suis contre toi et je t’aime à contre-jour
Les lignes de ma silhouette se cambrent sous tes griffes
.
Ressens ma voix dans tes veines
Je souffle pour toi et je crie mon souffle
J’halète et je quémande une seule chose
Que tu t’infuses à travers moi
.
Parce que dans mes pensées, je suis voilée
Quand je sors les maux de mes lippes
Des parcelles s’éclipsent et sombrent
Chez toi, l’aveugle, en toi qui regarde mes morts
.
Ton index dans mon coffre, perçant, percé
Mon pouls affolé par les choses qui se suivent
Mon thorax qui s’essouffle et qui perd le fil
Ta main sur la mienne, elle se crispe sans savoir
.
Perdre le fil c’est chuter d’une vie à une autre
C’est perdre ses envies pour des plus éloignées
Des désirs meurtris pour les seuls.
Le givre les ayant figés pour les esseulés.
.
Des envies perdues que les autres ne veulent plus
Se jeter, atteindre le fond de la chute. S’engouffrer
Ne plus y voir sombre sur les pages, ne plus y avoir mots
Les mots, mes noirceurs sur les blancs immaculés.

L.B - Aujourd’hui

Chut ou ta gueule.

“Je t’en prie ne sois pas farouche quand me vient l’eau à la bouche.”

—   Serge Gainsbourg - L’eau à la bouche.

Voguons fleuve voguons ardent

Je ne suis pas le ciel. Je ne suis pas la mer, mais une chose est sûre.

Si, toi, tu l’es, viens me voir. On verra ce qu’on peut te faire surgir des entrailles. On verra si ça en vaut la peine, si tes ailes sont des aigles et si tes flots sont tes pleurs. Pour l’instant, personne ne sait ce que le vent amènera : une brise énorme hurlante ou un frêle typhon chuchotant. Moi-même ne sait rien. À tout moment, si tu viens, emporte-moi avec toi. Laisse-moi voir ton lapis-lazuli, ton azur, ton céruléen, ton cobalt. Ta chair outremer. Embrasse-moi de tes bras, avale-moi toute entière. Dans les airs. Dans les mers. Vole-moi. Noie-moi. Fais-moi croire les pires marées. Les pires bourrasques et avance-toi à moi.

Ne me laisse plus attendre. Je ne suis pas le ciel, ni la mer, mais tu l’es.

Un Navet Noir

Un délire

Je déchire

Une peine

J’arrive

Je dérive

Ah

Je n’ai jamais pu croire

Que dans ton esprit

Tes ongles Noirs

Coupés en fuseau

Me faisaient boire

Me faisaient placebo

Je n’ai jamais pu croire

Que dans ta folie

Une façon de boire

J’arracherais un sanglot

Il n’a pas de Mauvais

Je vois des mots

Je vais

Mauvais mots

Suivais trop

En maux, je vais

Faire

Un vrai navet.

Devis

Et il a dit
Il faut briser l’image
Je l’ai écrit

Les lignes courbes étroites s’effacent
Se calculent comme deux droites qui s’enlacent

Il faut casser la norme
pouvoir briser l’image
Balayer l’idée inommée
Inommable

L’envie s’éveille comme si elle
Elle n’avait jamais dormi
Ne s’éteint. Point.

Désir vague voguant
volé et virevolté
J’envie le désir
Qu’elle a
En vie
De vie
Pour vivre

Ce matin,
Je pensais au trottoir
On finit toujours par penser à notre trottoir
À penser qu’il est là
Et que la vie est comme ça.

Maintenant,
J’ai envie de monter sur lui
Pour le tuer
J’ai envie
De le descendre.