Je ne connais pas le monde
Ni le ciel et les ailes de l’ange
Et les ailes de l’ange
Je ne connais pas le noir, le blanc,
.
Les couleurs mystérieuses
Me broient
Et je ris, je jouis,
Tu patines dans un amas de lettres
.
Un amas de lettres laissé sur le chemin
Journée encombrée par la faim
Le sommeil rompu, les os friables,
les cheveux battus par une tornade
Des mots comme envolés
.
Trop légers et encombrants
Le vol a pris fin un soir printanier
Les mots atterrissaient sur paupières
Lourdes de fatigue, de désir, de désespoir
Par curiosité, se sont ouvertes
Prunelles transpercées par l’abus d’alcool
De mots et d’appréciations trop enivrantes, trop sexuelles, trop désolantes.
.
Il fait bas, ici.
Il fait bon de voir l’amas jonché
Écrasé par la soif de perfusion
De possession
De tout et de trop
De tout et de trop.
S’écraser sous la lourdeur de mes attentes.
Trop bonnes, trop gentilles, trop peureuses.
.
En ce monde prostré au sol,
J’ai pris le risque d’accepter les lettres
D’ouvrir les prunelles,
De manger la confiance.
Et j’ai cru, et j’ai cru.
J’ai cru.
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Salut cher/chère lecteur/trice, si tu lis ceci c’est que tu as lu ou tu vas lire ce poème. Dis-moi ce que tu en penses. Dis-moi ce que tu aimes, ce que tu n’aimes pas, dis-moi tes mots.
Dès que je me sens déçue
Tes défauts ne sont que broutilles
Dès que je te sens je suis perdue
Il m’arrive d’égarer la raison
.
J’ai mis la raison avant le cœur
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas
J’aurais raison de toi, au combat
.
J’ai mis le cœur avant la raison
L’attente m’a paru longue et l’ivresse folle
J’aurais raison de toi, cœur à cœur, corps à corps
J’aurais raison de toi
.
Et si raison n’est pas, j’aurais besoin de toi
Ta vue, ton regard, tes mots, tes rires
J’ai eu raison de moi quand tes défauts ont été ressentis,
Rapidement envolés j’ai perdu la raison sans constater
Que je les aimais et que je me raisonnais à les détester
.
Là où la raison a vaincu, l’amour a perdu
Enfonce tes doigts à travers mon corps
Je suis à toi, je t’écoute pour toujours
Je suis contre toi et je t’aime à contre-jour
Les lignes de ma silhouette se cambrent sous tes griffes
.
Ressens ma voix dans tes veines
Je souffle pour toi et je crie mon souffle
J’halète et je quémande une seule chose
Que tu t’infuses à travers moi
.
Parce que dans mes pensées, je suis voilée
Quand je sors les maux de mes lippes
Des parcelles s’éclipsent et sombrent
Chez toi, l’aveugle, en toi qui regarde mes morts
.
Ton index dans mon coffre, perçant, percé
Mon pouls affolé par les choses qui se suivent
Mon thorax qui s’essouffle et qui perd le fil
Ta main sur la mienne, elle se crispe sans savoir
.
Perdre le fil c’est chuter d’une vie à une autre
C’est perdre ses envies pour des plus éloignées
Des désirs meurtris pour les seuls.
Le givre les ayant figés pour les esseulés.
.
Des envies perdues que les autres ne veulent plus
Se jeter, atteindre le fond de la chute. S’engouffrer
Ne plus y voir sombre sur les pages, ne plus y avoir mots
Les mots, mes noirceurs sur les blancs immaculés.
L.B - Aujourd’hui
Je ne suis pas le ciel. Je ne suis pas la mer, mais une chose est sûre.
Si, toi, tu l’es, viens me voir. On verra ce qu’on peut te faire surgir des entrailles. On verra si ça en vaut la peine, si tes ailes sont des aigles et si tes flots sont tes pleurs. Pour l’instant, personne ne sait ce que le vent amènera : une brise énorme hurlante ou un frêle typhon chuchotant. Moi-même ne sait rien. À tout moment, si tu viens, emporte-moi avec toi. Laisse-moi voir ton lapis-lazuli, ton azur, ton céruléen, ton cobalt. Ta chair outremer. Embrasse-moi de tes bras, avale-moi toute entière. Dans les airs. Dans les mers. Vole-moi. Noie-moi. Fais-moi croire les pires marées. Les pires bourrasques et avance-toi à moi.
Ne me laisse plus attendre. Je ne suis pas le ciel, ni la mer, mais tu l’es.
Un délire
Je déchire
Une peine
J’arrive
Je dérive
Ah
Je n’ai jamais pu croire
Que dans ton esprit
Tes ongles Noirs
Coupés en fuseau
Me faisaient boire
Me faisaient placebo
Je n’ai jamais pu croire
Que dans ta folie
Une façon de boire
J’arracherais un sanglot
Il n’a pas de Mauvais
Je vois des mots
Je vais
Mauvais mots
Suivais trop
En maux, je vais
Faire
Un vrai navet.
Et il a dit
Il faut briser l’image
Je l’ai écrit
Les lignes courbes étroites s’effacent
Se calculent comme deux droites qui s’enlacent
Il faut casser la norme
pouvoir briser l’image
Balayer l’idée inommée
Inommable
L’envie s’éveille comme si elle
Elle n’avait jamais dormi
Ne s’éteint. Point.
Désir vague voguant
volé et virevolté
J’envie le désir
Qu’elle a
En vie
De vie
Pour vivre
Ce matin,
Je pensais au trottoir
On finit toujours par penser à notre trottoir
À penser qu’il est là
Et que la vie est comme ça.
Maintenant,
J’ai envie de monter sur lui
Pour le tuer
J’ai envie
De le descendre.