Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

liftmyworldoffme:

Meilleur moment : “Mon père est riche en tabarnac!”

HAHAHA :’) Meilleur poisson d’avril EVER!

Octopus

Tête envahie et pieuvre sur l’estomac

Je me faisais avalée en me disant

Que ce jour était le jour des femmes

Comme moi

Un peu plus libre

Un peu plus vache

Un peu plus belle

Un peu plus méchante¸

D’autant plus puissante.

Sans A - Le vent du métro

Des années lumières

Et la douleur

Que j’espérais

Encore sur mon flanc

Reste plantée dans mon cœur

.

Avec toi, le temps passe comme

Des années lumières

Et sans ses mots et tes mains et tes lèvres et tout

Les secondes sont comme des cris

Qui me transpercent

Qui nous guettent

Qui me blessent

Ils étaient cinq (décembre 2010)

Cinq hommes de 130,68 kilogrammes se réveillent en matinée, chacun de leur côté, assurés de débuter la journée la plus splendide de leur existence. Après avoir enfilé leur chemise bleue délavée, ils se parent de leur badge étoilé. En suant dans leurs automobiles identiques, les policiers roulent à une vitesse constante, parfaitement stable, parcourant l’autoroute 15. Ils arriveront à la même heure, dans le même stationnement, avec le même café bouillant en main et dont le contenant est certifié recyclable. Les cinq ne le recycleront d’ailleurs pas, comme à tous les jours, parce que ça ne sert à rien, personne ne le fait. Dans une minute, ils entreront là où leur patron respectif leur a demandé d’aller. L’affaire est sûrement énorme vu comment les cinq chefs de commissariats l’ont abordé. Tout le monde est au courant, plus l’affaire est grosse, plus l’argent est abondant.

Déjà neuf heures, qu’ils entrent tous dans le gratte-ciel, seizième porte à gauche. Le cinquième, le troisième, le deuxième, le quatrième et le premier angoissent terriblement. Le paysage est abominable. Dans une pièce d’un mètre par un mètre, deux chaises de style Louis XV gisent en silence. Ils ne voient pas que le travail a été exécuté à la perfection, que le dossier est sculpté à la main et dans l’essence de bois la plus onéreuse. Au même instant, ils prennent un teint vert acidulé, ils étouffent un cri de stupeur et ravalent leurs salives machinalement. Une perle de sueur glisse sur leurs fronts, dévale leurs mâchoires et frappent le sol pour provoquer un son inquiétant, un drôle d’écho. La musique populaire américaine que six milliards et demi d’humains écoutent dans un temps analogue résonne dans leurs oreilles. Leur vie déboule sous leurs yeux. La question plane lourdement au fond de leur esprits : Comment faire entrer cinq obèses sur deux chaises ?

Folle à lier

Impression d'avoir un boulet attaché aux poignets
Écrire à l'envers sans dessous dessus sans de-ci de-ça sans ceci cela
Être dans le passé
Rencontrer les fous à lire
Et les comprendre
Sans attendre
comme une folle à lier

Fille à plumes (hallucinations)

mauditecocaine:

Mes yeux veulent voir
Tes yeux voient noir
Mes yeux veulent croire
Tes yeux voient noir

Mes yeux veulent voir
Tes yeux voient noir
Mes yeux veulent croire
Tes yeux voient noir

Mais comment laisser la terre tourner sans elle ?
Pieds nus dans la rue elle s’enfuyait
De nous quatre sans dire un mot
De nous quatre sans faire un plat
Elle s’enfuyait (avec mes yeux dans ses mains)

(via wretghbvcxd-deactivated20121001)

Petit Ours

Des années-lumière
Se sont installées
Entre nos coeurs
Qui saignent en choeur
Entre nos coeurs
Qui saignent à flot

.
Il me semble qu’hier
Le vent dans nos cheveux
N’était ni doux-amer
Ni vieux
Ni sévère
Ni douloureux

.
Et je sais que tu as mal
Et je sais que tu m’en veux
Et le silence s’installe
Trop fier
De nous détruire
Comme à un jeu

.
Les pointes de tes rires
Apaisent les spasmes
De mon corps
Qui se raidit
Quand il m’arrive
De perdre le nord

.
Et les rayons que tu aspires
De ma bouche qui s’assèche
Sont comme un tableau muri
de maître
Un second souffle
Qui en vaut la peine

.

Fanny Bloom

(Source : lapatererose.com)

(via reginapolis)

“L’artiste n’est artiste qu’à la condition d’être double et de n’ignorer aucun phénomène de sa double nature.”

—   Charles Beaudelaire

Maladie à feu doux

On voit juste cette masse épaisse
Il y a toute une fille en graisse
Un manteau de chair
Des os complètement recouverts
.
Sa tête virée en arrière
Elle essaie de se taire
Les pensées bien à l’envers
Elle essaie de s’faire misère
.
Les yeux à moitié ouverts
Le derrière planté par terre
Elle inonde
Il pleut bergère
.
Toujours bien recouvert
Faudrait qu’l’hiver passe
Pour que fonde la grasse
Et que s’étiole sa masse

Elle laissera pas de traces
La maladie qui t’embrasse
Elle laissera aucune trace
T’auras plus aucune masse
.
En fait, la grasse
C’est un amas de crasse
Vidée, elle n’prendra plus de place
.
Elle laissera  pas de traces ?
Y’a celle-la qui s’entasse
Si c’est pas une craque
Et là une flaque
J’comprends pas pourquoi elle te laisserait des marques

—-

L.B - Mai 2011 (Je suis en train de la faire en chanson, joie.)

Les passages

Enfonce tes doigts à travers mon corps
Je suis à toi, je t’écoute pour toujours
Je suis contre toi et je t’aime à contre-jour
Les lignes de ma silhouette se cambrent sous tes griffes
.
Ressens ma voix dans tes veines
Je souffle pour toi et je crie mon souffle
J’halète et je quémande une seule chose
Que tu t’infuses à travers moi
.
Parce que dans mes pensées, je suis voilée
Quand je sors les maux de mes lippes
Des parcelles s’éclipsent et sombrent
Chez toi, l’aveugle, en toi qui regarde mes morts
.
Ton index dans mon coffre, perçant, percé
Mon pouls affolé par les choses qui se suivent
Mon thorax qui s’essouffle et qui perd le fil
Ta main sur la mienne, elle se crispe sans savoir
.
Perdre le fil c’est chuter d’une vie à une autre
C’est perdre ses envies pour des plus éloignées
Des désirs meurtris pour les seuls.
Le givre les ayant figés pour les esseulés.
.
Des envies perdues que les autres ne veulent plus
Se jeter, atteindre le fond de la chute. S’engouffrer
Ne plus y voir sombre sur les pages, ne plus y avoir mots
Les mots, mes noirceurs sur les blancs immaculés.

L.B - Aujourd’hui

J’ai cet hiver dans la peau.