Des trous de chair
Sans avancement
le bruit qui agit sur tes bras
comme si la mer s’affalait en toi
profond frisson de je t’aime
Des trous de fenêtre dans ton lit
des tremblements de froid
Je vois les heures qui bougent et dans mon coin de ciel
la mémoire de mes parents
Je ne sais plus s’il faut arrêter maintenant
Il y a des X partout sur moi
Des offres d’or et de la mélasse
Escargot engouffré
Les écouteurs et ma coquille
Équilibre perdu, un côté tambourinant
l’autre se jetant sur les fosses sur les terrains
Mes propres vagues de déluge
Des îlots comme des raisons
On se dépose
Je ne sais plus quelle musique il y a dans mon corps
Femme rejetée par la chose qui se propulse
De chaque bord comme la marée
Je vais vomir partout
J’ai le choix
Entretenir ses voiles et fermer les yeux sur la peau déchirée que j’imagine sans cesse
C’est un rêve c’est un rêve c’est un rêve
As-tu mal au cœur ?
C’est un rêve c’est un rêve c’est une vie
Pas de vie sans rêve
Ils veulent que j’aie mal au cœur
Autour de moi
Attroupés des chiens des loups des crocs
Je suis attroupée à moi sur mon nid de plaisir mon ventre arrondie
L’eau sur la chair blanche comme du verre
Repose-toi l’eau dans mes trous
Le nombril le premier
Je les compte
On a tous le même nombre de trous on a tous les mêmes trous
On se dévide entre nous
ON PARTAGE TOUT
Ça n’a pas de sens tu me diras
Je regrette tout ce qui a un sens
J’espère que Vous
ne m’oublierez pas
Comme je m’oublie parfois
Sur un banc d’autobus ou
bien sur une table de
Cafétéria.
(Source : partout-et-nullepart, via mortrose)
Je riais quand tout à coup je reçue une tranche sur ma face, qui dégoulinait jusque dedans mes yeux et dans les plis de mon front.Lobotomisée, j’ai pris ton nom je l’ai rentré dans ce qu’il y avait de vide et je l’ai écrasé. Depuis, nous sommes on, deux, trois, milles. Les lettres ne changent pas dans les noms, elles sont semblables et tant qu’à y être elles y resteront: il n’y a plus rien à faire pour les enlever. Il faut «s’énergiser», rendre son corps plus beau et que le soleil chasse les nuances. Je souriais et une tranche me caressa les lèvres et le marteau et la scie à chaîne n’étaient plus les mêmes. Tous les objets sont une part de vérité et, quand disparus, ils ne rongeront plus que le passé, les herbes folles et nos carnets en deux seront comme trois, milles miettes.
Des croquettes partout
Qui ne finissent pas
De mâcher des croquettes partout
Des rails qu’on voit qu’on attribue
Et quand en cadeau
On les allonge sur la peau
Les choses n’arrivent plus comme avant
Vrombissement et on se met à ramper
Les mains saignent à terre
Ronds de bol sur les joues
Soupir discréditation
Il a fallu que l’humain perde son nom
Discréditation sans suivre les bombes les balles
Il a fallu qu’il perde son titre et
qu’il dodeline ses hanches qu’il dise
ah bitch ah hooker ah pétasse
Des croquettes sur la terrasse
En hiver dans le cabanon
Des crocs enragés par des
marques de fer
On s’est marché dessus sans le savoir
La route est la plainte silencieuse
de notre envie de croquer
de mâcher
La même salade
Partout
I
Il voulait
Il ne voyait rien
que des ciels
Avec ses œillères
et des lèvres bâillonnées
Des œillères
il se mettait à trouer
comme si les ciels vivaient
Nos mains, les fils de cerfs-volants
cerfs courants
des automobiles
Avec le sang giclant
Partout sur nos cils
on fermait les yeux
Dans nos voix
la soif
Des mirages
ensemble, encore de l’eau
Des cerfs dans le désert
Des cerfs noyés dans les murs
le mur de ciel
Vol de tissus échancré parure déployée
Vol qui se noyait
Ils les ont avalé
Les fils
Leurs sourire
Décousus
II - Le Reflet
Ces centaines de cieux puceaux chavirés frôlent
La ridule de ta paume et hurlulent
Étrangle-moi étrangle-moi
Et hurlulent
Car loin
C’est dans nos ombres qu’ils s’enlèveront
Ils s’élèveront éventrés
III
Fondus par le batteur électrique
Des plaisirs
Assis dans la vase
Goût amer de jeu d’enfant
oublier
Avec son sceau
Il liait les étoiles
ET LA MER
qui crachait qui montait qui hurlait
ET LA MER
Il courait contre les rides du sable
IIII
Deux pieds sur les monts,
Elle prie pour des décompositions
des papiers envolés des objets des répétitions
prie pour prier
Avec son sceau
Mais les étoiles
remplacées par les méduses
confondues
par le batteur électrique
Ils avalèrent sans se soucier
Des malentendus des éclats des chocs des eaux
Des répétitions
Sans se douter
Elle priait pour les mains intactes
Il mélangeait les prières et
les méduses
qui dans leurs trachées
pleuraient
la mer
Indigestion
Des lignes jaunes fraiches
Qui éclaboussent
Et blanches qui s’entrelacent
Des traces de feuilles décomposées
s’emmêlent entichées
Parfois posées sur les flaques
Des ronds de bouche
sueur morbide
Plus loin, nos ombres se prélassent
bleus et Jaune humiliés,
nos ombres qui chassent les rayons
Une vieille mâchoire s’agrippant
reste de repas-trottoir
Bleu
Ombragé
Des yeux substantiels
Des bleus partagés
Ombilicaux
Ces cordes de pendus
Nous assèchent les voix
Les voiles éperdues
Et la rancune de nos cris
Elles marchaient, les poules
À ne plus savoir
toi
christ violent
Dépeins les murs et tache les bleus
tache ce que tu veux
Recouvre tellement de tes hurlements
Des photos de jeunes filles qui chantaient
Recouvre tellement de tes hurlements
Tire le cordon
Effiloche par écho
ton pantin
—-
1er prix concours de poésie de mon Cégep - Yeah, mais je l’aime pas.
Bon, c’est assez le niaisage, je vais poster des poèmes à la place de tous vous stalker.
(Source : whatkindoffuckeryis, via cocainetangerine)
Alors j’vais essayer de faire la liste des livres que j’ai lus, possible que j’oublie des livres, c’est juste pour me donner des bons souvenirs et puis vous proposer des pistes de lectures.
Il pleuvait des oiseaux - Joselyne Saucier
Le Sablier des Solitudes -
Polynie - Mélanie
Les derniers jours de Smokey Nelson - Mavrikakis
Arvida - Samuel Archibalt
Vu d’ici - Mathieu Arsenault
Feu Pâle - Nabokov
Black Boy -
Une ardente Patience -
La route - McCarthy
Le Ciel de Bay City - Mavrikakis
Putain - Nelly Arcan
L’or de Klimt - Jean-François Poupart
Un Coeur Simple - Flaubert
Paul en Finlande - Yann Martel
Hunger Games (les trois, oui oui oui)
Les Fleurs du Mal - Baudelaire
Le Torrent - Anne Hébert
Howl - Ginsberg
Regards et Jeux dans l’espace - Saint-Denys Garneau
Maniérisme le diable - Kim Doré
Océan Mer - Alessandro Barrico
Écrits - James Douglas Morrison
Garfield (J’en ai lu pas mal)
Les Belles Soeurs - Michel Tremblay
L’étranger - Albert Camus
Comme un roman - Pennac
Journal d’Hirondelle - Amélie Nothomb
Le Voyage d’Hiver - Amélie Nothomb
Malphas/ Le cas des casiers carnassiers - Patrick Senécal (Je ne le conseille pas)
Oedipe-Roi - Sophocle
Incendies - Wajdi Mouhammad
Le Joueur - Doïstoeivski
Le Grand Cahier - Agota Kristof
Le festin de Babette - Karen Blixen
À moitié lu
Germinal - Émile Zola
Illuminations - Arthur Rimbaud
Lignes de faille - Nancy Huston
Perceval - Chrétien de Troyes