Un peu de rien.

Poésie, Désir. Plaisir.

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » - Lavoisier.

Mr Mojo Risin.

Good luck.

Supposée de dire ou lire ou écrire. Supposée en super pose. Superposition de moi entrelacés par genoux par coudes par malade. Super man.

Écrans

1
 
À la une
Chars d'assauts de...
Tout s'effondre
 
L'envolée déchets

Des canons dans ces oiseaux
des avions-papiers dégoulinants
des côtés chiffonnés
 
Regards aérien des banquiers 
amoureux 
les uns 
des autres 
des orgies des actions qui flanchent
L'explosion détente: maladroite
Krach
Krach

2
 
Les gens autour dans leur maison-appartement
Photographiés sur le bol de toilette :
le suicide normal : 
l'essence monte
Les flammes jusqu'au plafond
Hypothèque.

3
 
Nous est seul. Tombons. Écartelons nous, n-o-u-s, pas de «°s°» nou. Je ferme la fenêtre.JoueràlalotoauxolympiquesàlapétanqueauxLegos©auxBarbiesauxdevinettes. Avec le feu. Sur le bout du papier que je tiens fort que nous moites. Je ferme la fenêtre. Ferme la fenêtre.
 
 4
 
Battement de savane dans la poitrine. 
De poils sous les bras, 
logique inattendue de château de sable.
Écrèmemoi sur la plage seins nus
sans nous
avec des gazelles-qui-volent jamais trop haut. 
Foller, feumono syllabique. Mononucléose. 
Tousdesnous
malades de toutes 
les
façons.

5
 
Ton compte :
Sur ton plafond d'écran
économie de pensée, 
à la une,
sur le journal.
Luminosité moindre
 
Un nous
qui n'accepte pas
les 
idées fauves

Laura Baranger
Deux printemps. J.

“Ces gens qui parlent fort dans les bars et encore plus fort sur les terrasses. Encore plus fort encore pour qu’on les voit. Mais je ne vois que leurs bouches alors, et je voudrais leur coudre, et couper ces mains aussi, ces mains qui gesticulent au son de ces bouches, qui gesticulent trop, qui disent trop, trop de rien.”

—   (via ademain)

Des trous de chair

Sans avancement

le bruit qui agit sur tes bras

comme si la mer s’affalait en toi

profond frisson de je t’aime

Des trous de fenêtre dans ton lit

des tremblements de froid

Je vois les heures qui bougent et dans mon coin de ciel

la mémoire de mes parents

Je ne sais plus s’il faut arrêter maintenant

Il y a des X partout sur moi

Des offres d’or et de la mélasse

Escargot engouffré

Les écouteurs et ma coquille

Équilibre perdu, un côté tambourinant

l’autre se jetant sur les fosses sur les terrains

Mes propres vagues de déluge

Des îlots comme des raisons

On se dépose

Je ne sais plus quelle musique il y a dans mon corps

Femme rejetée par la chose qui se propulse

De chaque bord comme la marée

Je vais vomir partout

J’ai le choix

Entretenir ses voiles et fermer les yeux sur la peau déchirée que j’imagine sans cesse

C’est un rêve c’est un rêve c’est un rêve

As-tu mal au cœur ?

C’est un rêve c’est un rêve c’est une vie

Pas de vie sans rêve

Ils veulent que j’aie mal au cœur

Autour de moi

Attroupés des chiens des loups des crocs

Je suis attroupée à moi sur mon nid de plaisir mon ventre arrondie

L’eau sur la chair blanche comme du verre

Repose-toi l’eau dans mes trous

Le nombril le premier

Je les compte

On a tous le même nombre de trous on a tous les mêmes trous

On se dévide entre nous

ON PARTAGE TOUT

Ça n’a pas de sens tu me diras

Je regrette tout ce qui a un sens

dahliaeyes:

Reversed roles.

(via sapublique)

“I’m like another cigarette
who play in your minds
i’m waisting your time, your life”

“Plaisir infini”

Aujourd’hui

laboite:

J’espère que Vous
ne m’oublierez pas
Comme je m’oublie parfois
Sur un banc d’autobus ou
bien sur une table de
Cafétéria.

(Source : partout-et-nullepart, via mortrose)

Vacherie

Je riais quand tout à coup je reçue une tranche sur ma face, qui dégoulinait jusque dedans mes yeux et dans les plis de mon front.Lobotomisée, j’ai pris ton nom je l’ai rentré dans ce qu’il y avait de vide et je l’ai écrasé. Depuis, nous sommes on, deux, trois, milles. Les lettres ne changent pas dans les noms, elles sont semblables et tant qu’à y être elles y resteront: il n’y a plus rien à faire pour les enlever. Il faut «s’énergiser», rendre son corps plus beau et que le soleil chasse les nuances. Je souriais et une tranche me caressa les lèvres et le marteau et la scie à chaîne n’étaient plus les mêmes. Tous les objets sont une part de vérité et, quand disparus, ils ne rongeront plus que le passé, les herbes folles et nos carnets en deux seront comme trois, milles miettes.

Le plus laid mot du monde

Des croquettes partout
Qui ne finissent pas
De mâcher des croquettes partout
Des rails qu’on voit qu’on attribue
Et quand en cadeau
On les allonge sur la peau
Les choses n’arrivent plus comme avant
Vrombissement et on se met à ramper

Les mains saignent à terre
Ronds de bol sur les joues
Soupir discréditation
Il a fallu que l’humain perde son nom
Discréditation sans suivre les bombes les balles
Il a fallu qu’il perde son titre et

qu’il dodeline ses hanches qu’il dise

ah bitch ah hooker ah pétasse


Des croquettes sur la terrasse
En hiver dans le cabanon
Des crocs enragés par des

marques de fer


On s’est marché dessus sans le savoir
La route est la plainte silencieuse

de notre envie de croquer

de mâcher
La même salade
Partout

L’infiniment brûlant


I

 

Il voulait

Il ne voyait rien

que des ciels

Avec ses œillères

et des lèvres bâillonnées

 

Des œillères

il se mettait à trouer

comme si les ciels vivaient

 

Nos mains, les fils de cerfs-volants

cerfs courants

des automobiles

Avec le sang giclant

Partout sur nos cils

on fermait les yeux

 

Dans nos voix

la soif

Des mirages

ensemble, encore de l’eau

 

Des cerfs dans le désert

Des cerfs noyés dans les murs

le mur de ciel

Vol de tissus échancré parure déployée

Vol qui se noyait

 

Ils les ont avalé

Les fils

Leurs sourire

Décousus

 

II - Le Reflet

 

Ces centaines de cieux puceaux chavirés frôlent

La ridule de ta paume et hurlulent

Étrangle-moi étrangle-moi

Et hurlulent


Car loin

C’est dans nos ombres qu’ils s’enlèveront

Ils s’élèveront                                                   éventrés

 

 

III

 

Fondus par le batteur électrique

Des plaisirs

Assis dans la vase

Goût amer de jeu d’enfant

oublier

 

Avec son sceau

Il liait les étoiles

ET LA MER

qui crachait  qui montait qui hurlait

ET LA MER

Il courait contre les rides du sable

 

IIII

 

Deux pieds sur les monts,

Elle prie pour des décompositions

des papiers envolés des objets des répétitions

prie pour prier

Avec son sceau

 

Mais les étoiles

remplacées par les méduses

confondues

par le batteur électrique

 

Ils avalèrent sans se soucier

Des malentendus des éclats des chocs des eaux

Des répétitions

 

Sans se douter

Elle priait pour les mains intactes

Il mélangeait les prières et

les méduses

qui dans leurs trachées

pleuraient

la mer

 

Indigestion

Rue du silence

Des lignes jaunes fraiches

Qui éclaboussent

Et blanches qui s’entrelacent

Des traces de feuilles décomposées

s’emmêlent entichées

Parfois posées sur les flaques

 

Des ronds de bouche

sueur morbide

                                             

Plus loin, nos ombres se prélassent

bleus et Jaune humiliés,

nos ombres qui chassent les rayons


Une vieille mâchoire s’agrippant

reste de repas-trottoir

Notre sang

Bleu
Ombragé
Des yeux substantiels
Des bleus partagés
Ombilicaux

Ces cordes de pendus
Nous assèchent les voix
Les voiles éperdues
Et la rancune de nos cris

Elles marchaient, les poules
À ne plus savoir

 

toi

christ violent

Dépeins les murs et tache les bleus

tache ce que tu veux

Recouvre tellement de tes hurlements

Des photos de jeunes filles qui chantaient

Recouvre tellement de tes hurlements

Tire le cordon

Effiloche par écho

ton pantin


—-

1er prix concours de poésie de mon Cégep - Yeah, mais je l’aime pas.